Le Tai Chi pour nous aider à apprivoiser le numérique

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Le Tai Chi pour nous aider à apprivoiser le numérique
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Au hasard de mes lectures sur internet, je suis tombée sur cet article sur un site anglais.

J'ai eu envie de vous le partager, alors en voici la traduction. Bonne lecture.

Le tai chi est un parfait antidote contre l’ère numérique

Des scientifiques taiwanais ont fait des nouvelles déclarations concernant les bénéfices du tai chi sur la santé ; c’est une manière idéale de calmer le rythme.

Par Florence Waters

Cette semaine une jeune femme est venue observer notre cours de tai chi pour savoir si elle aimerait nous y rejoindre.

Au moment de la première pause thé, elle semblait un peu déconcertée par certains exercices, en particulier celui où il était question de « s’enraciner » dans le sol en penchant son pelvis vers le centre de son pied. Cependant, plus que tout, elle semblait s’ennuyer à mourir. « J’ai essayé le tai chi pour la première fois il y a 10 ans. J’ai pensé que c’était une vraie escroquerie » lui dit une de mes camarades de cours. Elle était assise, tenant une grande tasse de thé vert, et maintenant elle se moquait d’elle-même. « Je suppose que je pense totalement différemment à présent. »

Ennui, étonnement, escroquerie : toutes ces choses ont traversé mon esprit pendant mes premières semaines d’apprentissage du tai chi. Mais après huit mois de pratique, je ne pourrais plus m’en passer. Comment cela est-il arrivé ?

Le tai chi, comme bon nombre d’autres thérapies, m’a été recommandé par un praticien après que j’ai contracté une maladie chronique, il y a sept ans. J’étais cynique : le tai chi, un art martial chinois vieux de plusieurs siècles, m’avait toujours semblé trop lent, trop subtil pour être vraiment d’une aide efficace. C’est une lubie associée à un sentiment de « dernière chance » qui m’a amenée un sombre soir d’hiver au club « Central London Tai Chi » à Bloomsbury.

Des articles de journaux vantent de temps à autres les bénéfices du tai chi sur la santé, cela va de l’amélioration de la mémoire à la diminution de la progression de la maladie de Parkinson. La semaine dernière seulement, des scientifiques Taiwanais ont découvert que les personnes qui pratiquaient le tai chi avaient un nombre de cellules souches supérieures à d’autres. C’est « le premier point qui fournit une évidence scientifique » au bénéfice du tai chi sur la santé, déclare le Dr Paul Sanberg de l’Université de Floride du Sud. Mais le nombre de personnes qui pratiquent le tai chi au Royaume Uni est infime comparé au nombre de pratiquants du yoga. La raison souvent invoquée est que c’est plus dur, certains disent que cela s’apparente plus à l’apprentissage d’un instrument qu’à la pratique d’une leçon d’aérobic. Il y a aussi – pour n’importe qui, qui comme moi, se sent comme un géant pseudo Oriental singeant une gracieuse forme d’art vieille de 3000 ans – une petite part de mortification à surpasser.

Les professeurs aiment bien encourager les nouveaux élèves en disant des choses du genre : “200 millions de Chinois pratiquent encore le tai chi” ou “ces mouvements se sont enrichis tout au long des siècles”. Mais qui va s’accrocher à quelque chose avant d’y avoir vu un réel progrès ?

J’aimerais dire que mon premier moment révélateur dans le tai chi ce fut pendant la « Grue Blanche » - ma main droite flottant vers le ciel dans le dernier rayon du soleil, mes orteils se déplaçant sur les planches de bois de la terrasse en union avec le groupe. Mais ce ne fut pas le cas. Pour moi, les premiers signes de progrès sont apparus tranquillement, au milieu du chaos d’une semaine mouvementée quand j’ai commencé à faire attention à des choses que je n’avais pas remarquées avant. Un matin j’attendais que la bouilloire chauffe quand je réalisai que je me tenais dans la Posture Un – une simple posture verticale – mais elle me sembla totalement ratée. Comme si j’entendais la voix de mon professeur dans ma tête, je desserrai mes mâchoires, j’assouplis les tensions dans mes épaules, ma poitrine, mes mains et mon ventre, et me sentant à nouveau décontractée, je me promis de ne pas abandonner le tai chi à ce moment là.

En parlant avec ma famille et mes amis, j’ai remarqué qu’il y a toujours une tonne d’idées fausses sur le tai chi dans ce pays (ndt : le Royaume Uni). La plus répandue étant que c’est un art martial élégant, féminin et légèrement inutile, réservé aux personnes âgées. Notre cours, au public très diversifié en tailles et en âges, compte deux fois plus d’hommes que de femmes. Un de mes professeurs, David Klug, qui enseigne le tai chi depuis 1989, insiste sur un point : « les personnes à qui j’ai le plus de mal à enseigner le tai chi ce sont les danseurs, parce que le tai chi devient intéressant quand vous oubliez ce à quoi vous ressemblez, et que vous commencez à vous intéresser à comment vous vous sentez. » Les enseignements favorisent la stabilité, l’équilibre et la puissance avant la grâce, et Klug m’encourage à être « plus trapue, comme un sac à patates ».

Les connaissances de base du tai chi sont aussi bien mentales que physiques. J’y trouve le parfait antidote au rythme imposé par le monde numérique ; ayant été séduite depuis des années par les joies et les avantages de la satisfaction de presser un bouton, je suis en train de réapprendre que travailler lentement, avec intention et méthode, peut être tout aussi gratifiant.

Ne laissez pas non plus quelques idées fallacieuses venues des anciennes superstitions chinoises vous rebuter. Klug est professeur de Chimie au « Collège Impérial » et il se réfère souvent à la nature « un peu étrange » de certains des concepts de cet art – le très emblématique « chi » qui désigne l’énergie qui circule autour du corps par exemple.

Le potentiel de guérison du tai chi et sa capacité à apaiser le stress ne sont pas des grands mystères, selon Paul Cavel, un professeur qui jure que le tai chi l’a aidé à se remettre d’un accident de moto qui l’avait laissé sérieusement blessé quand il avait 24 ans. Il a maintenant 51 ans et « il est plus souple et en meilleure condition qu’avant son accident », il participe à des séminaires et donne des leçons dans le monde entier.

Je lui ai demandé pourquoi les mouvements pouvaient me faire me sentir mieux. « Le tai chi fonctionne à de nombreux niveaux, » m’a-t-il répondu. « Vous devez comprendre les tenants et les aboutissants des mouvements. » Il m’a donné comme exemple les torsions légères des membres qui se produisent dans la plupart des mouvements. « La plupart des personnes utilisent leurs muscles de manière linéaire, en pratiquant le jogging ou en faisant du stretching. Mais quand vous relaxez votre corps et que vous pratiquer avec précaution ce mouvement de torsion, vous étirez toutes les fibres des muscles. C’est comme si vous essoriez un chiffon mouillé. Vous libérez les nerfs à un niveau plus profond. »

En cherchant d’autres témoignages de guérison, j’ai été invitée à un atelier de travail par un maitre tai chi Tony Hardiman à la « Clinique du Chi » à Cheam, dans le Surrey. Hardiman utilise le tai chi comme le noyau central de sa pratique de rééducation, pour soigner les personnes qui souffrent de maladies aigües et chroniques, de dépression, de cancer ou de mal de dos handicapant. Et il a même aidé une centenaire qui croyait être devenue trop faible pour ouvrir les portes jusqu’à ce qu’elle essaye le tai chi.

Parmi les élèves d’Hardiman il y avait une jeune femme qui avait développé une addiction aux médicaments qui lui avaient été prescrits pour soigner son arthrite depuis qu’elle avait 10 ans. Elle incriminait ces médicaments pour sa déviance vers d’autres drogues. Le tai chi, disait-elle, l’avait aidé à la fois à combattre son addiction et à soigner son arthrite. « Ca vous fait planer plus que n’importe quoi. »

Je suis d’accord avec ça. En exécutant la posture de la Grue Blanche ce matin dans le parc (c’est mieux de pratiquer dehors), j’aurais presque pu dire que j’étais sur le toit du monde. Mais je ne suis cependant pas encore assez sereine pour ignorer le regard des chiens et des promeneurs qui passent. Alors j’ai une requête pour cet été. Vous qui fréquentez les parcs, faites de la place au tai chi, ou mieux encore venez me rejoindre dans ma pratique.

Les fondamentaux du tai chi

Le tai chi tord et allonge délicatement les muscles qui sont devenus crispés ou qui ont subi un traumatisme. Il délie aussi le corps pour libérer le système nerveux central.

Sa chorégraphie méthodique et sophistiquée encourage l’esprit et le corps à travailler ensemble. Le tai chi ne développe pas seulement la coordination et l’équilibre, il stimule le cerveau et la mémoire aussi efficacement que le feraient de sérieux exercices mentaux et d’ardus exercices d’aérobic.

La nature basique des mouvements et l’accent mis sur le fait d’être attentif au corps « profond » peut aider les personnes qui sont « prisonnières de leur mental » après une journée de bureau.

Les docteurs sont d’accord pour dire que le tai chi améliore la compliance artérielle c’est-à-dire l’expansion et la contraction des artères, ce qui est crucial pour la santé cardiaque, tandis que la seule pratique de l’entrainement en force amène à un déclin de la compliance artérielle.

Dans le tai chi l’accent est mis sur le fait que le développement interne renforce le développement externe. Cela ne développe peut-être pas des « tablettes de chocolat » mais cela a donné à de minuscules femmes la capacité de soulever des voitures.

Trois “trucs” pour ne pas lâcher le tai chi

Le tai chi récompense les esprits curieux, alors soyez intéressés par les secrets sur lesquels sont fondés les mouvements. La « règle de la main vide » est un de mes préférés – Toute action dépend de ce que vous faites avec votre main non-directrice. Des concepts d’équilibre comme celui-ci permettent au corps de trouver un équilibre interne automatique.

Chercher partout pour trouver un bon professeur. Le tai chi doit être ajusté à vos besoins individuels, et les professeurs doivent être capables de vous aider à mettre en évidence vos propres points faibles et vos déséquilibres.

Pratiquer entre vos cours. Je le fais pendant au moins 5 minutes chaque jour avant ma douche matinale. Non seulement cela vous réveillera et éclaircira votre esprit, mais vous en tirerez le maximum de profits plus rapidement.

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M
Très bel article surtout la référence à un instrument de musique, je trouve cela très juste
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